Histoire
Bien qu'il soit possible que les humains aient su nager dès la période préhistorique (il n'existe pas de preuves archéologiques dans ce domaine), les premiers documents à ce sujet datent approximativement de 2 500 avant l'ère chrétienne et proviennent d'Égypte, de Grèce, d'Assyrie et de Rome. On enseignait la natation aux citoyens romains dès leur enfance : d'un homme peu instruit les Romains disaient : « Il ne sait ni lire ni nager. »
La nage la plus rapide est le crawl, également nommée nage libre, mise au point par John Arthur Trudgen en 1873 en s'inspirant de la technique utilisée par certains Amérindiens. Au début du XXe siècle apparut le battement de jambes actuel, apparemment issu de l'observation d'indigènes australiens. Cette nage fut appelée « crawl australien » jusqu'au milieu du XXe siècle à peu près.
Accessoires de natation
Appareil de natation contre résistance, en eau calme.La natation peut se pratiquer muni du seul maillot de bain, bien que la tendance chez les compétiteurs soit maintenant à la combinaison plus ou moins complète. On peut s'aider aussi de divers accessoires, parmi lesquels :
Pour se maintenir à la surface de l'eau : les bouées, les ceintures de flottaison, les brassards
Pour respirer : les bouteilles d'air comprimé pour rester sous l'eau, le tuba pour respirer à la surface de l'eau sans avoir à tourner la tête ou le tuba frontal pour l'entraînement en nage libre sans rotation de la tête.
Pour se déplacer plus vite : palmes, monopalme.
Pour le confort du nageur : le bonnet de bain qui protège les cheveux, évite de polluer la piscine et tient chaud à la tête quand l'eau est froide ; la combinaison isotherme pour nager en eau froide ; les lunettes pour protéger les yeux et les masques pour voir sous l'eau ; le pince-nez pour empêcher l'eau de rentrer dans le nez.
Pour l'apprentissage et au perfectionnement de la nage : la planche qui permet de ne faire travailler que les jambes ; le pull-buoy, objet en mousse que l'on place entre les jambes pour ne travailler que les bras ; les plaquettes, accessoires en plastique augmentant l'appui des mains pour muscler les bras et travailler sa technique ; l'élastique en caoutchouc que l'on met autour des poignets ou des chevilles et qui permet de perfectionner ses appuis. On peut ajouter dans cette rubrique les accessoires de flottaison et ceux permettant de se déplacer plus vite (petites palmes pour travailler les battements).
Pour nager sur place ou contre résistance : maillots à résistance, ceintures à godets, câbles ou élastiques reliés à une ceinture portée par le nageur.
Nages de compétition
Le papillon 50m (non olympique), 100m et 200m
Le Dos (dos crawlé, «backstroke» ou «back crawl») 50m (non olympique), 100m et 200m
La brasse 50m (non olympique), 100m et 200m
Le crawl, ou nage libre, 50m, 100m, 200m, 400m, 800m et 1500m
Dans une épreuve de 4 nages (100,200 ou 400m), l'ordre des nages est : papillon, dos, brasse, nage libre. Dans un relais, l'ordre change : dos, brasse, papillon, nage libre afin de permettre au dossiste de partir (le départ en dos se fait dans l'eau, les mains sur les poignées situées sous le plot et non par plongeon du plot comme dans les autres nages).
La brasse indienne et le dos à deux bras ne sont pas des nages officielles. Le papillon est réglementé moins sévèrement dans les épreuves maîtres (les mouvements de brasse des jambes restent autorisés). Le dos à deux bras est autorisé dans toutes les épreuves de dos, même s'il n'est plus enseigné en tant que nage. Couramment pratiqué dans les compétitions maîtres, il est moins dur pour les épaules au-delà d'un certain âge. La brasse est la nage la plus réglementée techniquement, avec notamment l'obligation comme en papillon de symétrie latérale et de toucher le mur à deux mains au virage et à l'arrivée.
Enfin, dans toutes les nages, la coulée est limitée à 15 mètres. Sauf en brasse, où la coulée est limitée par le nombre de mouvements, c'est-à-dire un mouvement de dauphin descendant des jambes, un mouvement de brasse (bras et jambes) et le premier cycle de bras qui doit permettre au nageur de couper la surface (modification du règlement FINA août 2005, FFN octobre 2005, le mouvement de dauphin est nouveau). Aussi il n'est pas possible d'évoluer sur toute la durée d'une distance olympique en immersion.
Voir aussi : les records mondiaux de natation sportive.
Autres nages
La grenouille
Pratiques compétitives
On peut regrouper la pratique compétitive de la natation en trois catégories de sports : les courses, la pratique artistique, et les sports d'opposition pratiqués dans l'eau.
Les courses : il s'agit de parcourir une certaine distance le plus vite possible en respectant un règlement. On fait des distinctions selon le lieu de pratique et les accessoires autorisés. La natation sportive regroupe les courses en piscine sans accessoires, par catégories d'âge ; les compétitions maîtres (au-delà de 25 ans) font de la natation un des très rares sports où les compétiteurs peuvent poursuivre leur carrière sans limite jusqu'au niveau mondial. Pratique en pleine extension - à l'image du marathon en athlétisme - la natation maître est l'occasion de très importantes compétitions : les championnats du monde des maîtres ont ainsi réuni en juin 2004 plus de 9 000 nageurs à Riccione, en Italie. Il existe aussi des courses en piscines avec accessoires (palmes ou monopalme, tuba, bouteilles d'air), des courses en eau libre avec ou sans accessoires, de la natation en eau vives. L'épreuve de 10 km en eau libre fera son entrée aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Des épreuves spéciales peuvent être organisées en eau libre, la plus connue est la traversée de la Manche (31 km).
La pratique artistique regroupe le plongeon et la natation synchronisée (anciennement appelée ballet nautique).
Les sports d'opposition pratiqués dans l'eau : le principal est le water-polo. Il y a aussi le hockey subaquatique.